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Communiqué de presse 6 min de lecture Automobile & Mobilité

169,5 km, 19 jours de navigation et zéro carburant : sur le canal de Garonne, un couple belge relève le défi de la croisière solaire avec Phoebus

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Peut-on partir quatre semaines en croisière fluviale sans consommer une seule goutte de carburant ?

C’est le pari qu’ont tenté Franck, un passionné de navigation belge, et sa compagne, du 27 septembre au 23 octobre 2026.

À bord d’un bateau électro-solaire Phoebus, ils ont sillonné le canal de Garonne, franchi des dizaines d’écluses et découvert les villages du Sud-Ouest, avec une préoccupation inhabituelle : surveiller la charge de leurs batteries plutôt que le niveau d’un réservoir.

Au terme de cette aventure, 169,5 kilomètres annoncés au compteur et une expérience riche d’enseignements pour Bateaux pour la Planète, l’entreprise française qui entend faire de la navigation solaire une véritable alternative pour le tourisme fluvial.

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Quatre semaines sur l’eau pour répondre à une question : jusqu’où peut-on aller avec le soleil ?

Le 27 septembre 2026, à la halte nautique de Pommevic, Franck et sa compagne prennent possession d’un bateau Phoebus. Leur projet dépasse la simple escapade touristique : passionné de navigation et intéressé par l’acquisition d’un bateau électro-solaire, Franck souhaite éprouver cette technologie sur la durée.

Après une initiation à la conduite et au passage des écluses, le couple met le cap sur Moissac. Commence alors une croisière de près d’un mois, entre navigations, escales, découvertes patrimoniales et gestion de l’énergie disponible.

Leur itinéraire les conduit notamment à Agen, Sérignac-sur-Garonne, Buzet-sur-Baïse et Meilhan-sur-Garonne, avant de revenir vers Boé.

Le voyage en quelques chiffres :

  • 27 jours de location, du 27 septembre au 23 octobre 2026 ;

  • 19 jours de navigation sur le canal de Garonne ;

  • 169,5 kilomètres annoncés dans le bilan de l’expérience.

Un périple qui transforme les canaux du Sud-Ouest en terrain d’expérimentation pour une autre façon de voyager.

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Batteries, écluses et météo : ce que révèle vraiment le journal de bord

Pendant toute la croisière, les plaisanciers consignent leurs déplacements et les niveaux de charge des batteries. Ces relevés donnent un aperçu concret du fonctionnement d’un bateau électro-solaire, loin des seules caractéristiques techniques annoncées sur le papier.

Quelques étapes particulièrement révélatrices :

  • 2 octobre, arrivée à Agen : après une journée de navigation commencée avec 76 % de batterie, le bateau termine son parcours avec une charge de 90 % ;

  • 4 octobre, direction Sérignac-sur-Garonne : après le franchissement de quatre écluses automatiques et la poursuite de la navigation, les batteries affichent encore 86 % ;

  • 6 octobre, une recharge nécessaire : après plusieurs heures de navigation, la charge descend à 54 %. Le bateau est alors raccordé à une borne électrique ;

  • 10 octobre, la météo entre dans l’équation : les plaisanciers choisissent de recharger à Buzet-sur-Baïse en prévision de mauvaises conditions météorologiques le lendemain ;

  • 20 octobre, escale à Agen : alors que le bateau reste à l’arrêt sous un grand soleil, les batteries atteignent 90 %.

Ces observations illustrent l’intérêt de la propulsion électro-solaire, mais également la nécessité d’adapter la navigation à l’ensoleillement, au parcours et aux possibilités de recharge.

Le principal enseignement ? Une croisière de plusieurs semaines est possible avec ce type de bateau, en associant production solaire, gestion de l’autonomie et recharges ponctuelles à quai.

Une navigation sans moteur thermique, mais pas sans aventures !

Le voyage réserve aussi son lot d’imprévus. Et c’est précisément ce qui rend cette expérience intéressante : le Phoebus n’a pas été testé dans des conditions idéales, mais au fil d’une véritable croisière touristique.

Le 1er octobre, les moteurs s’arrêtent brusquement à la sortie d’une écluse. L’assistance identifie rapidement l’origine du problème : une clé de contact retirée par inadvertance. Quelques instants plus tard, la navigation reprend.

Le lendemain, ce sont des algues accumulées autour des hélices qui ralentissent le bateau. Une intervention manuelle permet de les dégager. Le 5 octobre, la végétation particulièrement dense sur une portion du canal entraîne l’arrachement d’un feu bâbord.

Des incidents qui rappellent que la navigation fluviale reste une aventure soumise aux réalités du terrain, quelle que soit la technologie de propulsion utilisée.

Entre ces épisodes, le couple profite pleinement du territoire : découverte de Moissac, visite d’Auvillar et de Valence-d’Agen, escapades à vélo, halte au musée « Fou de Garonne » à Couthures et rencontre avec d’autres plaisanciers.

La propulsion solaire s’intègre ainsi à une manière de voyager où les escales, les paysages et les découvertes locales occupent une place essentielle.

Derrière Phoebus, vingt ans d’obstination pour faire naviguer les bateaux autrement

Cette aventure s’inscrit dans un engagement bien plus ancien. Dès 2007, Dominique Renouf se lance dans la navigation électro-solaire avec la création, sur le canal du Midi, d’une péniche-hôtel présentée comme la première du genre en Europe.

Près de vingt ans plus tard, l’entrepreneur poursuit cette démarche avec Bateaux pour la Planète, une société française spécialisée dans la construction, la vente et la location de bateaux électro-solaires.

L’entreprise a déjà développé cinq premiers modèles Phoebus, avec une ambition : rendre cette technologie accessible à différents usages de plaisance.

Le concept repose sur trois caractéristiques essentielles :

  • Sans carburant pour la propulsion : les moteurs électriques permettent de s’affranchir de l’utilisation directe d’essence ou de gazole pour naviguer ;

  • Une navigation silencieuse : la motorisation électrique limite les nuisances sonores associées aux moteurs thermiques ;

  • Une énergie produite à bord : les équipements solaires contribuent à recharger les batteries, avec la possibilité de recourir à des bornes électriques lorsque les conditions l’exigent.

Aujourd’hui, les bateaux Phoebus sont notamment proposés à la location sans permis sur le canal de Garonne. Une formule qui permet de découvrir cette navigation autrement, sans être propriétaire d’une embarcation.

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Et si les 8 500 kilomètres de voies navigables françaises devenaient un terrain de jeu pour la plaisance solaire ?

Pour Bateaux pour la Planète, cette croisière constitue aussi une vitrine de son ambition à plus grande échelle.

La France dispose d’environ 8 500 kilomètres de voies navigables intérieures. Un réseau qui représente, aux yeux de Dominique Renouf, un potentiel important pour développer une offre touristique moins dépendante des carburants fossiles.

L’entreprise travaille ainsi sur plusieurs perspectives :

  • Étendre la location électro-solaire au Lot aval, en complément de son activité sur le canal de Garonne. ;

  • Développer de nouvelles bases de location solaire dans différentes régions françaises ;

  • Rechercher des franchisés et partenaires souhaitant participer au déploiement du concept Phoebus.

Au-delà des caractéristiques techniques des bateaux, l’enjeu est de montrer que la transition énergétique du tourisme fluvial peut aussi se construire autour d’expériences accessibles aux vacanciers.

Avec leur périple de quatre semaines, Franck et sa compagne apportent une illustration concrète de cette possibilité. Une expérience qui n’efface pas les contraintes de la navigation, mais démontre qu’il est possible de parcourir les canaux autrement, en faisant du soleil un allié du voyage.

À propos de Bateaux pour la Planète

Portée par Dominique Renouf, Bateaux pour la Planète est une entreprise française spécialisée dans la construction, la vente et la location de bateaux électro-solaires destinés au tourisme fluvial. Engagée dans cette technologie depuis 2007, elle a développé cinq modèles Phoebus et propose notamment des locations sans permis sur le canal de Garonne.

L’entreprise souhaite aujourd’hui étendre son concept à d’autres voies navigables françaises, notamment par le développement de nouvelles bases de location.

Informations presse

Site web : http://Www.bateauxpourlaplanete.fr

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Publié le 29 octobre 2026