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Communiqué de presse 5 min de lecture Arts et Culture

À Rennes, SCARTO révèle ce que les villes laissent de côté

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Le 6 octobre 2026, Élodie Palfer-Sollier refermera SCARTO chez Luca, à Rennes, lors d’une soirée en présence de l’artiste.

Dans cette série consacrée à quatre villes italiennes, la photographe délaisse les images attendues pour suivre des indices plus discrets.

Fissures, fragments et traces composent une géographie où le paysage urbain finit par rejoindre l’intime.

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Quatre villes, loin de la carte postale

Venise, Milan, Vérone et Naples sont immédiatement reconnaissables dans l’imaginaire collectif. SCARTO choisit pourtant de les aborder depuis leurs bords, leurs surfaces et leurs accidents. Dans cette série, la dernière réalisée par Élodie Palfer-Sollier, les villes italiennes ne servent pas de décors. Elles deviennent une matière sensible, presque organique : une peau, une chair, un ensemble de signes marqués par le temps et les usages.

Le regard ne s’arrête donc pas aux monuments ou aux panoramas qui identifient habituellement ces destinations. Il se porte sur les traces, les fissures et les fragments du paysage urbain. Ces détails, souvent relégués hors du cadre, constituent ici le point de départ de l’image. L’artiste ne cherche pas à dresser l’inventaire documentaire de quatre villes, mais à observer ce qui affleure lorsqu’elles sont regardées depuis leurs marges.

Le titre de l’exposition éclaire cette démarche.

En italien, scarto désigne l’écart, la chute, ce qui est mis de côté, mais aussi ce qui reste. Le mot contient ainsi tout le mouvement de la série : détourner l’attention de ce qui s’impose pour considérer ce qui demeure, résiste ou échappe au premier regard.

Dans les fissures, un passage vers l’intime

À mesure que l’objectif s’approche des matières et des irrégularités, la frontière entre observation du dehors et expérience intérieure se déplace. Une fissure reste la trace concrète d’un mur ou d’une façade. Elle peut aussi devenir le point d’entrée d’une perception personnelle. Dans SCARTO, le paysage extérieur agit ainsi comme le miroir d’un paysage intérieur.

Cette circulation entre le visible et l’enfoui traverse plus largement le travail d’Élodie Palfer-Sollier. À travers la photographie, elle explore les territoires de l’intime et de la connexion. Le corps devient un espace d’exploration ; la peau, une matière sensible. Ses images recherchent une proximité avec le regard et ouvrent un espace où chacun peut reconnaître une expérience, s’accueillir et, peut-être, oser se révéler.

La photographie est alors envisagée comme un lieu de transformation. Ce qui restait enfoui peut progressivement apparaître, non par une mise en scène démonstrative, mais grâce à l’attention accordée aux détails et aux signes discrets. SCARTO applique ce principe à la ville : ce qui semblait secondaire change de statut dès lors que le regard s’y attarde.

Quand les mots refusent de légender les images

Les photographies de SCARTO sont accompagnées de textes. Ceux-ci ne décrivent pas ce qui est déjà visible et ne ferment pas l’interprétation. Ils prolongent l’image, introduisent un autre rythme et déplacent la lecture vers une dimension plus intérieure.

Cette association s’inscrit dans une pratique qui ne sépare pas strictement les disciplines. Photographe et artiste transdisciplinaire, Élodie Palfer-Sollier travaille avec l’image, les mots et les sons. Photographie, écriture, vidéo et broderie se répondent dans une approche intime, conceptuelle et symbolique. Le passage d’un médium à l’autre lui permet de reprendre un même sujet par différentes matières, plutôt que de l’enfermer dans une forme unique.

Après le premier regard

Son identité visuelle prolonge ce rapport au geste et à la trace.

Des notes, signatures, annotations ou fragments de phrases écrits de sa main peuvent être scannés et intégrés à ses supports, à la différence d’une police qui imiterait l’écriture manuscrite. Le papier froissé, le grain, les fibres, les bords irréguliers et les marques de manipulation participent du même vocabulaire. L’ensemble privilégie l’impression d’un objet fait à la main, manipulé et vécu.

Le noir et blanc, en écho au médium photographique, y côtoie des teintes naturelles plus douces. Sur les réseaux sociaux, ce langage prend la forme d’un espace situé entre le portfolio et le carnet de notes. Les œuvres en plein format y alternent avec des détails, des contenus bruts, des manuscrits et des annotations : une exposition en mouvement davantage qu’un catalogue.

Le dernier soir de SCARTO

Présentée jusqu’au 6 octobre 2026 chez Luca, table italienne située au 35 rue de la Chalotais à Rennes, l’exposition s’achèvera par un décrochage festif le mardi 6 octobre de 18h à 19h30.

La présence d’Élodie Palfer-Sollier donnera au public l’occasion d’aborder avec elle la construction de la série, son regard sur les villes italiennes et les liens qu’elle tisse entre territoire, corps et intimité.

Pour les journalistes, une interview de l’artiste et une visite privée de l’exposition peuvent également être organisées sur demande.

À 19h15, un tirage au sort permettra à une personne de gagner l’une des créations de SCARTO. Des photographies proposées à des prix réservés à la soirée seront par ailleurs présentées à l’occasion du décrochage.

Pour permettre l’organisation de l’accueil, les participants sont invités à confirmer leur présence auprès d’Élodie Palfer-Sollier avant le 03 octobre 2026, au 06 70 65 45 99.

Informations pratiques

  • Événement : décrochage festif de l’exposition SCARTO, en présence d’Élodie Palfer-Sollier

  • Date : mardi 6 octobre 2026

  • Horaire : à partir de 18 heures

  • Tirage au sort : 19h15

  • Lieu : chez Luca, 35 rue de la Chalotais, Rennes

  • Exposition visible jusqu’au : 6 octobre 2026

  • Confirmation de présence : avant le 3 octobre 2026 au 06 70 65 45 99

À propos d’Élodie Palfer-Sollier

Élodie Palfer-Sollier est photographe et artiste transdisciplinaire. Elle explore l’intime, l’introspection et la transformation à travers l’image, les mots et les sons. Sa pratique fait dialoguer la photographie, l’écriture, la vidéo et la broderie dans une esthétique poétique, sensible et décomplexée. Elle s’intéresse notamment au corps, à la peau, aux formes de connexion et à la manière dont une image peut faire émerger ce qui restait enfoui.

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Portofolio : elodiepalfersollier.myportfolio.com

Instagram : @elodiepalfersollier