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Comment parler de la mort d’un parent, du mal-être ou des pensées suicidaires à un adolescent qui peine à trouver les mots ?
À Orléans, la Compagnie Brouhaha prépare « Je t’aime mais… LES JOURS SANS MAMAN », une création 2027 qui mêle théâtre, marionnettes et musique pour aborder ces sujets sensibles autrement.
Porté par François Manuelian, comédien, auteur et metteur en scène, ce spectacle destiné aux jeunes dès 13 ans entend ouvrir le dialogue sur le deuil parental et la santé mentale.
Une première lecture publique est prévue le 24 janvier 2027 à15 heures, à la Maison des Arts et de la Musique d’Orléans.

Quand le théâtre donne voix aux adolescents face au deuil
À l’adolescence, perdre un parent, un ami ou un être cher peut faire surgir des émotions que l’on ne sait pas toujours comprendre, nommer ou partager.
La tristesse, la colère, le manque ou la solitude peuvent s’installer sans que l’entourage trouve toujours la bonne manière d’engager la conversation.
Avec « Je t’aime mais… LES JOURS SANS MAMAN », la Compagnie Brouhaha choisit de faire de cette difficulté à communiquer le point de départ d’une création théâtrale.
L’ambition n’est pas d’expliquer aux adolescents ce qu’ils devraient ressentir, mais de leur offrir un espace pour reconnaître leurs émotions et envisager la possibilité d’en parler.
Le spectacle aborde ainsi le deuil parental, la souffrance psychologique et la prévention du suicide, avec une attention particulière portée à la parole des jeunes et à leur capacité à demander de l’aide.
Deux marionnettes, deux comédiens, une musique : une écriture partagée
Pour traiter ces sujets, François Manuelian fait le choix d’une écriture scénique associant théâtre, marionnettes et musique.
La marionnette permet notamment d’introduire une distance avec les émotions représentées. Elle peut donner corps à des sentiments difficiles à exprimer directement, tandis que le jeu théâtral explore les relations humaines et que la musique apporte une autre dimension sensible au récit.
Ce mélange de disciplines est au cœur de l’identité artistique de la Compagnie Brouhaha : faire entendre des réalités humaines complexes sans les réduire à un discours explicatif.
Le spectacle cherche ainsi à susciter des émotions, des interrogations et, surtout, des échanges qui pourront se poursuivre après la représentation.
45 minutes sur scène, puis la parole aux adolescents : le théâtre entre dans le dialogue éducatif
Comment aborder la prévention du suicide avec des collégiens ou des lycéens sans transformer la discussion en leçon de morale ?
La Compagnie Brouhaha souhaite apporter une réponse artistique à cette question en proposant un format de 45 minutes de spectacle suivies d’un temps d’échange, préparé avec les équipes éducatives.
Destinée aux jeunes dès 13 ans, la création a vocation à circuler dans les collèges, lycées, centres de formation d’apprentis, maisons familiales rurales et structures jeunesse.
L’objectif est de permettre aux adolescents de s’exprimer sur les thèmes abordés, sans leur imposer de témoignage personnel.
Deux collèges se sont déjà engagés autour du projet et deux autres doivent assister à la lecture publique de janvier 2027.
Ces premiers liens avec le milieu scolaire accompagnent la volonté de la compagnie de faire du spectacle un support de sensibilisation, aussi bien pour les jeunes que pour les adultes qui les entourent.
À Orléans, François Manuelian fait du théâtre un terrain de dialogue sur les sujets qui dérangent
La santé mentale des adolescents s’inscrit dans une démarche artistique que la Compagnie Brouhaha développe depuis plusieurs créations.
Implantée dans l’Orléanais et dirigée par François Manuelian, comédien, auteur et metteur en scène, la compagnie explore des questions de société à travers le théâtre, les marionnettes, les objets et la musique.
Avec « Tête de Chou-Fleur, NON au harcèlement scolaire ! », elle s’est notamment emparée de la question du harcèlement entre jeunes.
Sa nouvelle création poursuit cette volonté de porter sur scène des réalités parfois difficiles à aborder dans les familles ou les établissements scolaires.
Le fil conducteur : utiliser la fiction pour ouvrir des conversations que les discours habituels ne parviennent pas toujours à déclencher.
La compagnie développe également des représentations et des actions de médiation auprès des structures sociales et médico-sociales, des collectivités et du grand public.
Le 24 janvier 2027, Orléans accueillera les premiers mots d’un spectacle encore en création
Avant sa création prévue en 2027, « Je t’aime mais… LES JOURS SANS MAMAN » fera l’objet d’une lecture publique le dimanche 24 janvier 2027 à 15 h, à la Maison des Arts et de la Musique (MAM) d’Orléans (45100).
Organisé dans le cadre d’un week-end consacré à la santé mentale, ce rendez-vous permettra de présenter une étape du travail artistique et de partager les premières orientations du spectacle avec le public.
La présence annoncée de plusieurs établissements scolaires donnera également l’occasion de faire dialoguer la création avec celles et ceux qui accompagnent les adolescents au quotidien.
Pour les médias, cette lecture constitue une opportunité de rencontrer François Manuelian, d’explorer les coulisses de la création et de traiter la question de la santé mentale des jeunes sous un angle culturel et éducatif.
De la lecture publique aux établissements scolaires : une création qui mobilise déjà ses premiers soutiens
La lecture de janvier marque une étape dans un projet appelé à se développer tout au long de l’année 2027.
La Compagnie Brouhaha souhaite faire circuler le spectacle auprès des établissements scolaires et des structures jeunesse, en associant les représentations à des temps de dialogue adaptés aux publics accueillis.
Soutenue par la Fondation Banque Populaire Val de France, la création fait également l’objet d’une campagne de financement participatif sur HelloAsso, destinée à accompagner son développement et ses premières rencontres avec les jeunes.
À travers cette démarche, François Manuelian et la Compagnie Brouhaha défendent une idée : le théâtre peut contribuer à ouvrir des discussions essentielles sur la souffrance psychologique, le deuil et la possibilité de demander de l’aide.
Et si les mots les plus importants étaient finalement ceux que les adolescents trouvent après le spectacle ?
Informations pratiques
Spectacle : « Je t’aime mais… LES JOURS SANS MAMAN » ;
Compagnie : Compagnie Brouhaha, Orléans ;
Direction artistique : François Manuelian, comédien, auteur et metteur en scène ;
Création : 2027 ;
Public : adolescents dès 13 ans ;
Format prévu : 45 minutes de spectacle suivies d’un échange ;
Lecture publique : dimanche 24 janvier 2027 à 15 h, Maison des Arts et de la Musique (MAM), Orléans (45100) ;
Soutien : Fondation Banque Populaire Val de France ;
Financement participatif : https://www.helloasso.com/associations/la-compagnie-brouhaha/collectes/je-t-aime-mais-les-jours-sans-maman.

Informations presse
Site web : https://www.ciebrouhaha.com/je-taime-mais-les-jours-sans-maman
